Synopsis
Un soir d’été, Suzanne, accompagnée de ses deux jeunes enfants, rend une visite impromptue à sa sœur Jeanne. Celle-ci est prise au dépourvu. Non seulement elles ne se sont pas vues depuis plusieurs mois mais surtout Suzanne semble comme absente à elle-même. Au réveil, Jeanne découvre sidérée le mot laissé par sa sœur. La sidération laisse place à la colère lorsqu’à la gendarmerie Jeanne comprend qu’aucune procédure de recherche ne pourra être engagée : Suzanne a fait le choix insensé de disparaître…
Critique
Un film silencieux où la tristesse n’est que suggérée, on ne tombe jamais dans le pathos, même si le sujet si prête. Très bon film, où les acteur•ices font preuve d’une grande justesse !
Pour son troisième film, Nathan Ambrosioni nous plonge dans un film silencieux. Alors que Jeanne est dépourvue, les enfants perdus, la tristesse et la colère ne sont pas dites… Elles sont vécues à travers l’atmosphère qui est posée : tons neutres/gris, lumière tamisée… Ses simples suggestions permettent au film de ne pas tomber dans le pathos, même si le sujet s’y prête à merveille.
Notons également la justesse des prestations de Manoâ Varvat (Gaspard), Nina Birman (Margaux) et Camille Cotin (Jeanne), nous bouleversant un peu plus à chaque scène.
À l’image du deuil, le film explore les différentes étapes de cette situation incongrue entre mauvais et (quelques) bons moments. Un excellent film à voir !

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