Toam est de ceux qui pensent que la musique est et doit être politique. Que grâce à elle, on peut faire passer des messages, on peut lutter. Chacun de ses sons dénoncent, tantôt le génocide en Palestine, tantôt le machisme ambiant ou le racisme, parfois tout ça en même temps.
À travers son rap incisif, Toam ne rate aucune cible, ce qui lui vaut du cyber-harcèlement, des polémiques, voir des procès. Mais c’est cette plume qui n’a pas peur de dire qui fait la force de ces sons. S’ajoute à ça un ton provocateur : « les colons, je les mange avec un peu de sucre », dont on se délecte.
Originaire de Tahiti, il se veut une voix pour les DOM-TOM, soulignant le passé colonial de la France et son impérialisme d’aujourd’hui. Il raconte aussi le racisme subit par sa famille : « Je le fais pour les ultra-marins les métisses, les sauvages (ouh) » ; « Papa débarque avec grosses valises, Son prénom est pas dans le dictionnaire »…
Allié féministe, il n’hésite pas non plus à dénoncer les violeurs et les boys club, avec des phrases choque :
Féminisme à deux vitesses
T’attaques les femmes voilées
Et tu défends les « meufs qui baisent »
Si tu n’étais pas son frère, sache qu’elle te détesterait ta sœur
Il offre également une nouvelle représentation de la masculinité en s’affichant en crop-top, maquillé et couvert de bijoux, esthétique qui donnera le son LINER.
Outre ses sons engagés, Toam propose des titres plus intimes comme Goût de la mer ou Les vitres et le plafond, abordant les thèmes de la rupture et de la solitude.
Plus qu’un rappeur, Toam est un militant, c’est pourquoi depuis janvier 2026, il reverse tous ses bénéfices générés par le streaming à des associations.
On peut également noter que chacune de ses musiques est commentée/documentée sur la plateforme Genius, afin que chacun puisse comprendre les références de ses sons.

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