« J’aime bien être provocatrice ! » – Interview de Mona Guba

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Comment tu es entrée dans la musique ? Dans le rap ?

Alors, je suis rentrée dans la musique avant le rap. Quand j’avais 4 ans, ma mère m’a inscrite au conservatoire. Et j’ai une formation de base de musique classique avec la flûte traversière. Voilà, j’ai commencé la musique comme ça.

C’est plus tard que j’ai découvert le rap… Plutôt vers le collège/lycée, avec Diam’s et les tout débuts de Big Flo Oli. On peut dire que j’ai commencé à rapper avec eux.

Ensuite, j’ai très vite lâché la musique classique et j’ai commencé le rap.

Mais tu fais encore de la flûte traversière ?

Ouais, carrément.

Quelles sont tes influences artistiques ?

Au début Diams et Big Flo & Oli pour l’écriture et en grandissant, on va dire que je me suis un peu ouvert : j’écoute de tout. Je peux écouter à la fois Deftones et à la fois, le dernier album de Sofiane Pamart, par exemple. Récemment, j’ai adoré l’album de Rosalia, qui est hyper orientée musique classique/opéra.

Mais je dirais que peut-être les trois grosses claques musicales que j’ai prises dans ma vie, c’est Diams, Mathieu Chedid (- M -)et Billie Eilish.

Quel ton processus créatif ? Sachant que tu écris et que tu composes tes musiques ?

Y’a pas trop de règles, j’aimerais bien… [rire] Mais c’est un peu n’importe quoi à la fois : des fois, ça part d’une idée de concept ou d’une envie de dire quelque chose et ensuite, j’essaye de créer autour de cette idée. Par exemple, pour roue libreee, j’ai eu l’idée de vraiment faire cette chanson où je dis n’importe quoi. Du coup, après, je me dis, quelle va être la meilleure rythmique pour illustrer ça ? Quelle va être ça ? Ceci, cela ?

Mais des fois, c’est l’inverse : des fois, je fais des accords à la guitare qui, d’un coup, m’inspirent quelque chose. Donc, il n’y a pas trop de règles.

Est-ce que tu avais créé plein de musiques et tu n’as gardé que celles qui sont dans l’EP ?

Non, non, je sais qu’il y a beaucoup de gens qui fonctionnent comme ça. Mais moi, pas du tout : je crée peu de musiques et en général, celles que je crée jusqu’au bout, je les garde parce que sinon, je ne les finis pas.

Si je commence quelque chose, c’est que je le sens quand même. Et en général, si je vais au bout, c’est que je suis convaincue. Sinon, je cherche comment aller au bout. Et puis, si je n’y arrive pas, c’est que pour moi ce n’est pas la bonne façon d’aborder les choses.

Par contre, il y a des sous-versions : par exemple, Grenadine, j’avais fait une autre version qui n’avait rien à voir ! Pas les mêmes accords, c’était de la bossa… Mais je savais qu’elle n’était pas ouf.

Et après, j’ai pu faire Grenadine comme elle est maintenant.

En parlant de concept, tes clips sont aussi très fort, très travaillés, quel est ton rapport à la création audio visuelle ?

La vidéo, c’est une passion comme la musique, depuis que je suis assez jeune. Je faisais des vidéos sur YouTube avant. Donc, ça a toujours été mon truc.

Et pareil, je pars souvent de concepts avant tout, parce qu’en vrai, j’ai très peu de budget pour faire les choses, donc j’essaye de vraiment miser sur les idées. Je me dis que mon idée, elle doit être percutante. Même si on n’a pas 5 000 balles à mettre dans une caméra. Même si on n’a pas 10 000 euros pour louer un cyclo, etc.

Après le processus est peu près le même, que ce soit pour la vidéo ou la musique. J’essaye d’avoir des concepts.

J’ai vu aussi que tu avais monté ton propre label, c’est important pour toi d’être indépendante ?

Alors, je n’ai pas exactement monté mon propre label. Pour l’instant, c’est mon asso qui produit ma musique. Mais c’est l’étape d’après de monter mon label.

Eh ouais ouais, c’est super important pour moi, c’était pas le cas pour la très grande majorité de mon existence dans la musique et c’est depuis très récemment que je suis indépendante. Mais je me suis battue pour cette indépendance.

C’est important pour moi, parce que j’ai vraiment la volonté d’avoir un projet qui est le plus transparent et le plus fidèle à moi-même possible. Et c’est vrai que quand tu perds cette indépendance, le projet ne t’appartient plus vraiment : même si tout le monde autour de toi est de super bonne foi pour essayer qu’il te ressemble, forcément, quand il y a des intermédiaires qui peuvent trouver leur intérêt aussi à ça, parce que c’est juste le job, forcément, petit à petit, ça peut te dénaturer ou ça peut t’empêcher d’aller à certains endroits.

Et pour ma part, c’était devenu urgent et essentiel de récupérer cette indépendance, donc je l’ai fait et c’est très cool !

Que signifie NTP ?

Moi non plus, je n’ai pas trouvé. Je ne sais pas. C’est Peut-être « Nourris ton prochain », peut-être « Nettoie ton portable », peut-être « Nourris ta patate », peut-être autre chose… [rire]

Et l’idée de la pochette de l’album, ça allait avec ?

Ouais ! En fait, depuis hyper longtemps, je voulais me tatouer le nom de cette EP à cet endroit-là, et quand je cherchais des idées pochettes, je ne trouvais rien qui me plaisait. Et j’étais en mode « bon, il y a cette idée, mais elle est un peu nulle » Et c’est quelqu’un de mon entourage qui m’a dit : « mais non, elle est bien ». Et là, j’ai fait « ah ouais, elle est bien ! » Et du coup, c’est mon oncle, Etienne Oliveau, qui a pris la photo et franchement, ça rendait bien dès le départ.

Petite anecdote : ça ne devait pas du tout être un débardeur bleu ! Ça devait être mon débardeur vert, parce que je voulais que toute la DA de l’album soit autour du vert, sauf que le jour du shooting, je ne le retrouvais plus. Impossible de mettre la main dessus ! Du coup, j’ai pris ce débardeur bleu et ça a fait toute la direction artistique de l’EP. Tout ça est parti juste parce que je suis bordélique et que je n’ai pas retrouvé mon haut !

En parlant de gallères, pourquoi il a fallu quatre ans pour sortir cette EP ?

Je ne pourrais pas tout raconter ici, malheureusement : pas le temps, mais aussi pas le droit…

Mais globalement, c’était des galères de structuration et de contrat. C’est des entourages, parce que quand on est artiste, il y a la question de l’entourage, forcément.

Je ne sais pas si toi, ça te parle un peu les différents types de contrat, parce que pour la plupart des gens, c’est totalement inconnu. La musique, pour nous, c’est que du divertissement, rout cet aspect business, structuration, c’est quelque chose d’hyper abstrait.

Et quand on commence dans la musique, on n’en sait rien aussi parce qu’on n’apprend pas ça à l’école ou même on n’en entend jamais parler. Mais il y a tout un aspect production, édition, management. Et quand tu commences dans la musique, tu peux te sentir seul et croire que tu as besoin de déléguer, de t’entourer pour pouvoir avancer. Alors qu’en fait, il y a beaucoup, beaucoup de choses que tu peux faire tout seul. Mais comme au début, tu n’as pas trop confiance en tes capacités. Tu n’as pas trop confiance, tu n’as pas la validation des autres, tu peux énormément douter. Et donc, tu peux essayer de vouloir t’entourer peut-être un peu trop vite. Et moi, c’est ce qui m’est arrivé. J’ai essayé de m’entourer un peu trop vite. Et du coup, pas forcément de la bonne façon. Pas forcément avec les bons contrats. Pas forcément avec les bonnes personnes. Et en fait, ça prend énormément de temps de se rendre compte de tout ça.

Les chansons, elles sont honnêtement écrites à part NYC que j’ai écrite cette année. Elles sont écrites depuis super longtemps… Tagada Tchoin Tchoin, je crois qu’on l’a écrite en 2021. Enfin, je ne sais pas, ça fait des siècles.

Et au final, ça prend tout le temps de trouver les bonnes personnes. Si jamais tu t’es engagé avec des personnes, te désengager. Globalement, c’est plutôt ça : c’est des choix de direction et des choix d’avec qui je m’entoure et avec qui je le fais.

Pour au final, revenir à « je le fais tout seul et c’est parfait ». Quand tu n’as pas l’expérience et quand tu as l’impression que tu ne vas jamais y arriver tout seul, en fait, tu as envie de te tourner vers d’autres gens pour qu’ils t’aident. Sauf que parfois, les gens ne peuvent pas trop t’aider.

Tu postes pas mal de freestyle sur les réseaux sociaux, est-ce que c’est juste pour promouvoir la musique que tu fais sur les plateformes, ou c’est plus que ça ?

C’est un peu pour les deux, disons que c’est une bonne excuse… Je fais d’une pierre deux coups… Déjà, moi, j’adore le rap, donc, l’exercice freestyle au niveau du rap, c’est un classique. Tu vois, j’ai grandi avec des freestyles, j’ai vraiment appris à écrire avec cet aspect freestyle.

J’aimerais franchement continuer pour toujours ! En plus, ça marche bien dans le sens où ça correspond à ce que les algorithmes recherchent sur les réseaux, que ce soit sur Insta ou sur TikTok, même sur YouTube Short. C’est des vidéos verticales, qui pour moi sont réalisables de manière autonome et pas cher, où je fais la prod, je fais le texte. Ensuite, je m’organise pour faire le visuel. Peut-être s’il y a ma soeur qui m’aide, peut-être il y a une amie à moi qui m’aide, mais ça reste très, très petite équipe. Ça permet d’aller chercher du monde, de faire des vues/des stats.

Si ça fait des stats, ça fait des écoutes et si ça fait des écoutes, je suis programmée en festival et si je suis programmée en festival, je gagne de l’argent que je peux réinvestir.

Voilà, on peut dire que c’est les deux : ça correspond parfaitement à ce que Internet recherche et parce que moi, c’est l’essence même de ce que je fais. Donc, ça tombe bien.

Je dis souvent que si je faisais de la pop, je serais perdue parce que je ne saurais pas quoi faire, ça me sauve cet aspect freestyle…

Tes textes dont d’ailleurs souvent engagé, c’est important pour toi de remettre les mecs à leur place ?

rire Je ne sais pas si c’est important pour moi, mais je trouve que c’est important d’être engagé. On dit souvent l’art n’est pas politique. Moi, je suis super pas d’accord avec tout ça.

En fait, pour moi, c’est juste naturel parce que j’ai toujours été de nature plutôt engagée de par mon éducation et de par la famille dans laquelle j’ai grandi. Mais donc, remettre à la place les mecs, on va dire que c’est une suite logique. Et puis, en tant que rappeuse dans un milieu qui est ultra, ultra misogyne et où la misogynie est totalement banalisée, c’est d’autant plus important de montrer que ce n’est pas normal, je pense.

Tu parles aussi de ton engagement écologique dans des défotrip et roue libreee, est-ce que tu peux en dire un peu plus ?

Alors, pour le moment, mon engagement écologique… je suis un peu frustrée parce que je n’ai pas encore réussi à trouver la bonne manière pour qu’il accompagne mon projet, à part en faire quelques allusions, je ne l’ai pas vraiment fait.

Par contre, dans ma vie personnelle, c’est quelque chose qui est hyper important. Pour plein de raisons, mais aussi pour ces aspects écologiques : j’ai une alimentation qu’à base de plantes depuis maintenant 4-5 ans, ce qui réduit énormément mon impact. Je fais évidemment attention à plein de trucs, mais au-delà de faire attention à des petits détails, c’est une vraie éducation que ma mère m’a transmise depuis petite. Le fait de faire attention à la consommation : ne pas surconsommer, à chaque fois qu’on achète quelque chose, se demander si on en a besoin… Au-delà de faire attention à l’environnement, je pense que c’est plus une manière de vivre, notamment dans le fait d’acheter les vêtements : on a toujours acheté en fripe et ce n’était pas une question de budget, mais c’était parce qu’un vêtement, on n’a pas à le jeter, on peut le réutiliser, on peut le porter différemment, on peut le réparer.

Et je suis un peu frustrée parce que dans mon projet, ce n’est pas encore quelque chose que j’arrive à mettre en avant, mais c’est en cours : je suis en train de monter une association, qui s’appelle Bisous Planète, qui devrait accompagner mon projet à moi, mais aussi le projet d’autres artistes s’ils en ont besoin. Le but c’est de mettre en place des choses, autour de leurs projets et de leurs événements, pour à chaque fois essayer de soit sensibiliser, soit rassembler autour de l’événement.

Par exemple, j’aimerais que l’association organise, s’il y a du public qui veut venir avant, des collectes de déchets avec des bacs à l’entrée de la salle, où tout le monde peut ramener ses vieux vêtements. Et ensuite, l’association s’occupe de les redistribuer, soit aux gens dans le besoin, soit dans des associations qui vont recycler, des choses comme ça…

Donc, j’aimerais beaucoup mettre en place plus de choses, je trouve que je ne le fais pas du tout, à part faire deux ou trois punchs dans une chanson, mais c’est pas ça qui fait avancer les choses…

J’aimerais mettre en place cette association et j’aimerais aussi participer à la sensibilisation : au fait d’arrêter de faire culpabiliser les gens autour de ça. J’ai l’impression que c’est un sujet qui ramène énormément de frustration chez beaucoup de gens. Et je peux je peux le comprendre, parce que quand on n’y réfléchit pas, la défense pour l’environnement est vu comme quelque chose où il faut arrêter de s’amuser, arrêter de se faire plaisir, et je pense que ce n’est vraiment pas le cas ! Si on arrête de se faire plaisir, on va juste dans le mur parce que la vie, elle est chiante et c’est pas le but…

Est-ce que tu dirais que tu as un ton provocateur ?

Oui, carrément… Moi, je le prends bien ! [rire] En fait, tant que c’est provocateur, avec un petit sourire au lèvres, sur le ton de la rigolade, je trouve ça cool. Là où j’essaye de ne pas tomber, c’est dans quelque chose de moralisateur, sur le ton du reproche ou un peu aigrie. Là, je trouve que les messages ne peuvent pas passer quand on est un peu sur ce type de dialogue. Mais oui, j’aime bien ce côté provocateur : j’aime bien dire un peu « chippie » parce que j’essaye à chaque fois que ça reste sur le ton de la rigolade sur des sujets qui ne sont pas futiles, mais où ma réponse reste assez légère, quitte à ce qu’elle soit marrante ou provocatrice. J’aime bien être provocatrice !

Grenadine se détache un peu du reste de l’EP, dans la manière dont tu chantes et par le thème aussi. Le titre parle de violence et d’addiction à l’alcool… Tu peux nous en parler un peu plus, l’histoire derrière ? Peut-être ?

L’histoire qu’il y a derrière, j’aime bien ne pas raconter comme ça chacun peut d’approprier la chanson. Mais clairement, cette chanson, elle parle globalement d’addiction et surtout d’être témoin d’un proche ou de quelqu’un qui compte pour toi qui est tombé dans ce genre d’addiction.

C’était hyper important pour moi d’en parler parce que je pense que beaucoup de gens vivent ça. Et surtout, beaucoup de gens pensent que c’est peut-être normal et peut-être qu’ils sont tout seuls…

Y’a quelqu’un qui m’a dit ça et ça m’a beaucoup touchée, il m’a dit que « c’est une berceuse pour les enfants et une déchirure pour les adultes, cette chanson ». Et ça m’a beaucoup touchée parce que c’est un peu ce ton-là que je voulais lui donner.

C’était important pour moi que cette chanson reste douce tout en mettant en lumière quelque chose qui ne l’est pas du tout. J’espère qu’il y ait beaucoup de gens qui écouteront cette chanson et que ça fera écho à leur vie. Soit ils pourront se rendre compte que ce n’est peut-être pas normal ce qu’ils vivent, soit ils pourront se dire qu’ils ne sont pas tout seuls, et dans ce cas-là, peut-être demander du réconfort ou demander de l’aide.

Je veux être une femme aussi, se détache aussi du reste, tu y évoques le désir d’être une femme inspirante. Alors qu’elles sont les femmes t’inspirent ?

Y’a trop de femmes qui m’inspirent. Je pense que rien qu’être une femme, c’est inspirant. J’ai toujours trouvé que rien qu’être une femme, c’était incroyable. Parce que je trouve que malgré elle, même si elles ne veulent pas être engagées, même si elles ne prennent pas partie, malgré tout, être une femme, c’est faire partie d’une minorité qui s’est fait discriminer et qui se fait toujours discriminer. Donc rien qu’en existant, c’est porter une sorte de combat sur ses épaules. C’est incarner quelque chose.

Et c’est encore plus le cas pour les femmes qui entreprennent des choses, qui soulèvent des montagnes, qui ont des revendications. Je trouve ça trop inspirant parce que le message est hyper fort.

La chanson « Je vais être une femme », de toute façon part de là. Ça part du désir de vouloir leur ressembler tellement elles sont stylées. C’est une sorte d’hommage et ma manière de dire « J’espère que vous savez à quel point vous êtes incroyables ! »

Dans roue libreee, tu rap en anglais, c’était un challenge pour toi ?

C’était pas un challenge, c’était de l’amusement… [rire] En fait, cet EP, c’est le premier projet que je mettais dehors, mais je voulais vraiment pas être catégorisée dans quelques cases ou dans un type de musique. Je voulais vraiment montrer « ok, ça, c’est moi et comme vous pouvez le voir, je peux faire ce que je veux ! Donc, ne me faites pas ch*er ! »

C’était un peu un truc en mode, je peux chanter, je peux jouer de la guitare, je peux jouer du piano. Je peux faire trois minutes de freestyle, je peux faire ça… Et roue libreee, c’était LA chanson pour faire ça, parce que, clairement, j’aurais même pu raper en chinois même dessus !

Donc au moment d’écrire, j’étais vraiment en mode « ça serait marrant de faire une promesse et à la seconde d’après, de rater cette promesse » Ça rajoute sur ce truc de « elle est imprévisible, elle n’est jamais là où on l’attend vraiment. »

La seule promesse que je peux tenir
C’est que je rapperai pas en anglais
Bad ass
My rap
Is making a lot of
Back wash
[…]

Je me suis dit, ce serait marrant de dire : « t’inquiète pas, je rapperais que en français toute ma vie et la phrase d’après, c’est un couplet en anglais. »

Justement, en parlant famille, on voit souvent ta soeur sur tes réseaux, qui est bassiste et elle a aussi son groupe. Est-ce qu’elle fait partie du projet NTP ?

Elle n’a pas fait partie du projet en soi, elle n’a rien composé/écrit. Mais, elle partie de ma vie à un point qui est flippant. Donc, vu j’ai mis de moi dans ce projet, forcément, il y a un peu d’elle aussi et elle en fait partie. Elle m’accompagne aussi sur scène et elle joue ces chansons-là avec moi !

Et dans le même genre, la bâche du reveal, de 4 mètres par 4 mètres. Elle est où maintenant, t’en as fait quoi ?

Elle est dans une maison de famille au fin fond de la Normandie. Ouais. Elle a toujours été là-bas. Je ne l’ai pas ramenée sur Paris parce que sinon, j’allais faire des meurtres. Mais ouais, elle est là-bas. Et en vrai, pourquoi pas m’en servir pour ma scénographie ? Essayer de trouver des moyens de la recycler parce que ça fait chier de ne l’utiliser qu’une fois pour rien. Mais après, c’est 4 mètres sur 4 mètres. Puis c’est un bordel à transporter. Ça rentre pas dans une voiture. Donc, à voir. Et puis, toutes les scènes et toutes les salles ne peuvent pas recevoir ce genre de trucs. Mais j’aimerais beaucoup l’avoir en scénographie, en fond derrière. Mais elle n’attend que d’être utilisée.

Et justement, comment tu envisages un peu la suite ?

C’est tout sauf du repos en ce moment ! L’EP, beaucoup de gens le voient un peu comme une finalité, je le vois plutôt comme le début, limite, c’est à partir de maintenant qu’il faut travailler dix fois plus.

Là, j’ai fait quelques freestyles sur l’émission Un Bon Moment(Kyan Kojandi & Navo) Donc maintenant, c’est ces émissions qui viennent rythmer un peu ma vie et c’est une opportunité de fou que j’essaie vraiment d’honorer à chaque fois.

Je mets la barre assez haute, parce que c’est des émissions régulières où j’y vais, j’ai pas de notes et je fais trois minutes de rap, autour d’une table avec quatre célébrités qui sont à un mètre de moi… Jamais fait… Très impressionnant…

Voilà, je suis surtout là dans l’objectif de promouvoir l’EP et ça passe aussi par faire des chroniques qui déchirent ! Là, ma priorité, c’est de faire vivre NTP !


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