Dayarga – Alt

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Révélé avec son titre Capote, l’artiste fanco-congolais vient chercher son Bercy, quitte à tout renverser sur son passage. Véritable ovni de la scène rap, Dayarga n’hésite pas à cracher sur les codes habituels et imposer sa vision. Peu importe la prod, Dayarga dégaine ses couplets entre mommy issues, sexe et santé mental.

Il va même jusqu’à s’approprier l’égotrip, exercice classique du rap, dans Mystère, où il se présente autant comme au plus haut « j’suis une future star », que comme un galérien : « La go me vanne, y a des trous dans mes Nike »
C’est donc loin des stéréotypes du rap, que Dayarga crée son univers, dévoilant un garçon sensible.

Richesse visuelle

Au-delà des sons en eux-mêmes, Dayarga a une vraie vision artistique ! À l’instar de Théodora, il propose des clips très riches visuellement, mélangeant la culture congolaise, l’univers barbie girl et l’informatique des années 90’s, le tout dans une extravagance qui lui est propre et un côté presque burlesque.

Une nouvelle masculinité

Et c’est justement grâce à cette identité forte qu’il se démarque : strass, vernis et même robe, Dayarga crée une rupture avec l’esthétique bad boy du rap. Il se réapproprie sa masculinité, sans jamais perdre en légitimité.

C’est dans cette continuité qu’il aborde sa sexualité entre haut et bas, mais surtout en incluant sa partenaire. Fini, la femme-objet, ici le plaisir féminin est nommé, même quand il est loupé : « J’ai voulu lui faire du bien, mais même le cuni’ j’l’ai raté ».


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