Le capitalisme est-il encore souhaitable ?

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Le capitalisme est bien souvent une évidence pour notre société occidentale, mais à l’heure de la crise climatique et de la crise sociale que nous traversons, est-il encore souhaitable ?

Tout d’abord, définissons quelques termes. Selon le TLFi (Trésor de la Langue Française informatisé), le capitalisme est « système économique caractérisé par la concentration de gros capitaux en vue de promouvoir la production et les échanges commerciaux. » ; ce dernier est très lié à la croissance économique qui se définit plus simplement comme la hausse du PIB (produit intérieur brut), c’est-à-dire la hausse de la richesse créée sur un territoire donné.

Ainsi, dans le capitalisme, un individu (ou une entreprise) va chercher à maximiser ses profits (c’est la concentration de gros capitaux) à travers la production. Et si auparavant l’objectif de l’économie était plus tôt de rester stable ou de répondre aux besoins des individus, il semble que depuis la Seconde Guerre mondiale, le mot d’ordre soit plutôt celui de la croissance : toujours plus et de plus en plus vite, sans de réel objectif…

Or, pour produire, il faut des ressources que l’on trouve principalement dans l’environnement et c’est là que repose tout le problème : le capitalisme nous pousse à détruire cet environnement (qui nous permet de vivre, à travers l’atmosphère, les arbres, l’eau…) avec une croissance, en théorie, infinie, mais dans un monde aux ressources finies. Timothée Parrique en montre toute l’absurdité à travers cette analogie : « un jeune adulte qui, venant de terminer sa croissance, s’entêterait à vouloir gagner en taille, sans comprendre que, passé un certain âge, grandir ne se mesure plus en centimètres ». Il accuse les pays du Nord de continuer à produire sans cesse, de « sacrifier notre temps et nos ressources […], alors que nous n’avons plus rien à gagner. »

De plus, on pourrait penser que l’on a intérêt à produire davantage de richesse pour améliorer notre qualité de vie, mais ce serait se méprendre sur le système capitaliste, qui permet aux plus riches d’être toujours plus riches, tandis que les plus pauvres peinent à réunir de quoi manger. Le second problème du capitalisme est là ! Il ne permet PAS de justice sociale ! Comme l’indique le World Inequality Report (2022), les 10 % des plus riches à l’échelle de la planète possèdent 76 % du patrimoine mondial et captent 52 % de tous les revenus, alors que la moitié la plus pauvre de l’humanité ne possède que 2 % de la richesse mondiale (en moyenne 230 € par mois) et ne reçoit que 8 % du revenu global.

Il est donc impératif, aujourd’hui, de repenser notre système pour une justice écologique, mais aussi pour une justice sociale !


Sources :

Ralentir ou Périr – Timothée Parrique, Seuil (2022)

« La décroissance est incompatible avec le capitalisme » – Reporterre

Peut-on imaginer un futur sans capitalisme ? – Blast


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